Catégorie : Film

Cycle MK2 en présence de Peter Brook

afficheONouvelle version du film « Rencontres avec des hommes remarquables » (Meetings with remarkable men) – réalisation Peter Brook – Version restaurée et revue par le réalisateur.
Projection en présence de Peter Brook, le 5 mars 2017 à 11H réservation en ligne (clic !)

« Que ce soit au théâtre ou cinéma mon travail tourne toujours autour d’un même impératif : rendre le visible plus transparent afin que l’invisible apparaisse.
Tourné en 1977, ce film serait aujourd’hui impossible à réaliser dans les conditions exceptionnelles dont nous avons pu alors bénéficier. Mes premiers voyages à Kaboul m’avaient convaincu que la merveille de l’Afghanistan tenait aux gens, à la finesse invisible de leurs relations. Alors que je découvrais la ville, la phrase du tout premier Anglais qui visita Kaboul me revint à l’esprit : « J’ai trouvé, écrivait-il, les restes organiques d’un monde antique. » Et de fait, durant ces sept semaines de tournage en Afghanistan, nous avons été saisis par l’intensité de ce pays isolé et méconnu. Read more

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Do Not Look Down in This Class

© NEW YORK TIMES By
“The actor’s gift,” according to the director and theatrical sage Peter Brook, “is the connection between pure imagination and the body itself.” For him, the technique of acting is at once physical and metaphysical, a discipline of the face, limbs, voice and spirit. « Peter Brook: The Tightrope », a concise new documentary directed by Simon Brook, offers a rare glimpse behind the scenes as its subject (who happens to be the filmmaker’s father) instructs a group of actors in the rigor and simplicity of his method. Read more

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Mahabharata version longue

Mahabharata  | France | 1989 | 318 mn | Couleur
Réalisation : Peter Brook – Texte de Jean-Claude Carrière

Sortie DVD version longue du Mahabharata. Allemagne par Absolut Medien.

Vietnam, théâtre de guerre

©Libération – René Solis – 8 octobre 2012
Napalm . Peter Brook restaure son brûlot pacifiste de 1968.
Londres, 1967. Peter Brook a monté l’année précédente avec des acteurs de la Royal Shakespeare Company une pièce sur la guerre du Vietnam, baptisée US. Ils décident de prolonger l’expérience par un film. Tourné en quelques semaines, sorti en 1968, Tell Me Lies sera privé de projection à Cannes pour cause d’annulation du festival. Une mention spéciale du jury à la Mostra de Venise ne suffit pas à lui asssurer sa sortie en salles. Read more

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Quand Brook filmait contre la guerre du Vietnam

©Le Monde – Clarisse Fabre – 10 octobre 2012
On a tous besoin d’entendre des mensonges… C’est humain, ça aide à vivre, et c’est désespérant. C’est la leçon de Tell Me Lies, de Peter Brook. Dans cette fiction très documentée, tournée dans l’urgence, à Londres, en 1967, il est question de l’enlisement de la guerre au Vietnam (1957-1973), d’enfants brûlés au napalm, de la nécessité de la guerre. Car on ne pouvait pas laisser les communistes prendre le pouvoir, disaient les uns. Et les bombardements n’ont pas causé tant de victimes, si l’on se réfère aux «critères asiatiques», ajoutaient les autres. Read more

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« Tell Me Lies », la vérité de Peter Brook

© Le Nouvel Observateur, Odile Quirot 10 octobre 2012. Entretien avec Peter Brook
Réalisé à Londres en 1967, ce cinquième long-métrage du dramaturge est une formidable réflexion sur la guerre du Vietnam. Le film sort enfin en salles, en version restaurée. Read more

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« Tell Me Lies », 2012

Première du film à la Mostra de Venise, le 4 septembre 2012.
A propos de « Tell me Lies » – Peter Brook

« Nous étions sept – Michael Kustow, Adrian Mitchell, Denis Cannan, Albert Hunt, Richard Peaslee, Sally Jacobs et moi-même – rapidement rejoints par beaucoup de ceux qui avaient participé à l’aventure de Marat-Sade. Read more

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Sur un fil

The Tightrope – documentaire 2012, Simon Brook – + infos : https://www.facebook.com/TheTightrope
« How does one make theatre real? It is so easy to fall into tragedy or comedy. What is important above all is to be on this strict razor edge of the tightrope… »
« Il est si simple de tomber du côté de la tragédie ou de la comédie, ce qu’il faut avant tout, c’est être sur la corde raide… ». Read more

Tell me lies

Une version entièrement restaurée de TELL ME LIES sera projetée en avant-première mondiale à la 69ème Mostra de Venise le 4 septembre 2012. Read more

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Projection

Au Théâtre des Bouffes du Nord, Paris – Projections de films de Peter Brook en version originale : Orghast, The Beggars opera, Marat Sade, Tell me lies, King Lear, Le Mahabharata. Une rencontre avec Peter Brook sera organisée sur chacune de ces journées. Dimanche 15 avril et dimanche 29 avril 2012 à partir de 12h

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Diffusion du « Don Giovanni »

« Don Giovanni », de Wolfgang Amadeus Mozart – Diffusion sur Mezzo TV, le 15 août 2011 à 9h00
Enregistré en juillet 2002 au Festival d’Aix-en-Provence. Réalisation Vincent Bataillon.
Evénement de la saison aixoise 1998, ce Don Giovanni mis en scène par Peter Brook fut reprise en 1999 et 2002. C’est la distribution de 2002 qui a été enregistrée pour ce film.

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« Rencontres » à la Cinémathèque

Lundi 6 décembre

“Rencontre avec des hommes remarquables” à la Cinémathèque française. Lundi 6 décembre 2010. Séance à 20h30 et 22h15. Cinémathèque française – Salle Georges franju. 51, rue de Bercy – Paris 12e – M° Bercy. Tarif : 6,5€ – tarif réduit : 5€. Information : 01 44 75 42 75. Les places sont en vente avant la projection ou sur le site www.cinematheque.fr Read more

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Aux premiers matins du monde

© L’Humanité décembre 2005- Par Émile Breton

C’est un objet étrange ce Mahabharata (1989), de Peter Brook, qui ressort cette semaine, adaptation cinématographique d’une très ancienne épopée indienne, vraisemblablement composée entre le IVe siècle avant notre ère et le IVe siècle après mais qui plonge ses racines bien plus avant dans l’histoire, comme l’ont montré le Suédois Stig Wikander et le Français Georges Dumézil : dans un passé commun aux peuples indo-européens. Ancienne et gigantesque : dix-huit chants et plus de quatre-vingt-dix mille vers, six fois l’Iliade et, comme elle, tournant autour de l’affrontement de deux groupes d’hommes. Une « fable » donc, à qui tout un temps on a, comme pour le poème grec, cherché en vain un noyau de vérité historique, avant que Dumézil qui, dans Mythe et Épopée (Gallimard, « Quarto »), a donné pour titre à son étude sur le Mahabharata le Soulagement du monde, démontre qu’il s’agissait de la mise en actes d’une véritable cosmogonie. Soulagement du monde en effet, car le poème parle d’un temps où les dieux, trouvant la terre trop peuplée pour leur propre confort, suscitèrent, se mêlant aux humains (non, ce npas d’aujourd’hui qu’il est ici question), rivalités et guerres de destruction massives. « En sorte, écrit-il, que c’est un véritable panthéon (…) qui a été transposé en personnages humains par une opération aussi minutieuse qu’ingénieuse. Érudits, habiles, constants dans un dessein que l’ampleur de l’oeuvre rendait particulièrement difficile, ces vieux auteurs ont réussi à créer un monde d’hommes tout à l’image du monde mythique où
les rapports des dieux, et aussi des démons, dont les héros sont des incarnations ou des fils, ont été maintenus. » À la question posée de savoir s’il s’agit là d’histoire au sens où de telles épopées seraient l’enjolivement de batailles réelles ou de mythes, il répond : « Mythe certainement, mythe savamment humanisé sinon historicisé, qui ne laisse pas de place à des «faits», ou, s’il y a au départ des faits, les a si bien recouverts et transformés qu’il n’en subsiste pas de vestige identifiable. » Qu’on pardonne cette bien longue introduction qui n’est pas là pour faire étalage de science mais pour dire quelle dut être la difficulté de faire un film (ce fut d’abord une pièce de théâtre) de cette somme dans laquelle s’étaient inscrits des siècles d’expériences de l’humanité en ses premiers matins de découvertes d’un monde où se faire sa place n’avait rien d’évident. Il fallait à la fois condenser et garder une cohérence. Un ton. Faire que ces hommes et ces femmes s’affrontant ou s’aimant soient à la fois des humains et des dieux, que le discours sur la fragilité de l’espèce, les appels à l’élévation morale si forts dans l’oeuvre écrite aient une place égale à celle des batailles, plus faciles évidemment à représenter. La facilité aurait été de ne retenir que « l’action » du récit : le cinéma est fait pour ça, après tout. Homme de théâtre, Peter Brook, sur le scénario de Jean-Claude Carrière, a trouvé la solution dans la mise en place d’une distance (Brecht, grand amateur de dramaturgies autres que l’occidentale, est évidemment passé par là) avec le récit et les personnages, qui n’a rien de mécanique. D’abord, le légendaire auteur est mis d’entrée en scène et il intervient à plusieurs reprises dans le récit, à la demande de l’un ou l’autre des personnages, marquant ainsi statut de fiction de l’ensemble. Ensuite, et c’est évidemment le plus facile, pour souligner la portée d’une leçon valable pour toute l’humanité, intention originelle des poètes indiens, il a fait appel à des acteurs de toutes nationalités parlant la même langue et convoqué les musiques du monde, de la flûte turque de Kudsi Ergüner aux percussions japonaises. Davantage : ces acteurs jamais ne sont voulus les personnages mêmes mais leur représentation. C’est tout un travail sur les signes. Qu’ils se mettent en avant dans un tableau de groupe à l’image d’antiques stèles iraniennes, comme les Pandava, la famille des « bons », ou que, comme le « méchant » Duryodhana, il jaillisse dans l’image, adulte et grimaçant à sa naissance même, ils sont véritablement les incarnations de forces au-delà d’eux-mêmes. Où s’humanisent, en de très belles scènes, une mère à la fin demandant pardon, dans le bleu d’une nuit trouée de flambeaux, au fils qu’elle a abandonné à sa naissance, et la mort du « méchant », plus tendrement décrite que toute autre : « Aucun bon n’est tout à fait bon, dit Krishna, aucun mauvais tout à fait mauvais », posant une main consolatrice sur la tête de cette brute arrogante. Sans doute aurait-on aimé plus de folie dans ce film, de la démesure comme dans cette scène sauvage où Bhima, l’homme montagne, ouvre le ventre de son adversaire pour boire son sang, promesse faite des années auparavant. Mais trop rares sont les films qui ne craignent pas de s’interroger
sur les formes de la représentation pour qu’on néglige ce qui nous est dit là. Et l’histoire est belle.

Le Mahabharata, de Peter Brook, couleurs, deux heures cinquante et une.

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The Tragedy of Hamlet, film 2002

The Tragedy of Hamlet  | France  | 2002 | 134 mn | Couleur
D’après William Shakespeare

Réalisation Peter Brook
Adaptation Peter Brook, Marie-Hélène Estienne
Musique Toshi Tsuchitori
Costume Nadine Rossi
Production Yvon Davis – AGAT Films & Cie

Avec
Adrian Lester, Jeffery Kissoon, Natasha Parry, Bruce Myers, Scott Handy, Shantala Shivalingappa, Rohan Siva, Asil Raïs, Yoshi Oida, Akram Khan, Nicolas Gaster, Antonin Stahly-Vishwanadan, Jérôme Grillon

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Le Mahabharata, film 1989

Mahabharata  | France | 1989 | 318 mn | Couleur
Réalisation : Peter Brook – Texte de Jean-Claude Carrière

Distribution
Robert Langton-Lloyd : Vyasa
Antonin Stahly-Vishwanadan : Boy
Bruce Myers : Ganesha/Krishna
Vittorio Mezzogiorno : Arjuna
Andrzej Seweryn : Yudhishthira
Georges Corraface : Duryodhana
Jean-Paul Denizon : Nakula
Mahmoud Tabrizi-Zadeh : Sahadeva
Mallika Sarabhai : Draupadi
Miriam Goldschmidt : Kunti
Ryszard Cieslak : Dhritharashtra
Hélène Patarot : Gandhari
Myriam Tadesse : La servante de Gandhari
Urs Bihler : Dushassana
Lou Bihler : Karna jeune
Jeffrey Kissoon : Karna
Maurice Bénichou : Kitchaka
Yoshi Oida : Drona
Sotigui Kouyaté : Parashurama / Bishma
Tuncel Kurtiz : Shakuni
Ciarán Hinds : Ashwattaman
Erika Alexander : Madri / Hidimbi
Bakary Sangaré : Le soleil / Rakshasa / Ghatotkatcha
Tapa Sudana : Pandu/Shiva
Akram Khan : Ekalavya
Nolan Hemmings : Abhimanyu
Hapsari Hardjito : La femme d’Abhimanyu
Mas Soegeng : Virata
Yumi Nara : La femme de Virata
Amba Bihler : La fille de Virata
Tamsir Niane : Urvasi
Lutfi Jakfar : Uttara
Gisèle Hogard : La première princess
Julie Romanus : La seconde princesse
Abbi Patricx : Salvi
Mamadou Dioumé : Bhima
Kên Higelin : L’enfant immortel
Corinne Jaber : Amba / Sikhandin
Joseph Kurian : Drishtadyumna
Clément Masdongar : Gazelle
Leela Mayor : Satyavati
Velu Vishwananan : L’ermite

La tragédie de Carmen, film 1983

La Tragédie de Carmen (3 versions)  | France, Allemagne, Angleterre | 1983  | Couleur
D’après le livret de Prosper Mérimée – Musique Georges Bizet

Réalisation Peter Brook
Scénario Peter Brook, Jean-Claude Carrière, Marius Constant
Orchestration Marius Constant
Producteur Micheline Rozan
Directeur de la photographie Sven Nykvist
Ingénieur du son Georges Prat
Décorateur Jean Forestier
Monteur Barbara Doussot, Violette Marfaing, Marina Michaka

Avec
Hélène Delavault (Carmen dans le premier film)
Zehava Gal (Carmen dans le deuxième film)
Eva Saurova (Carmen dans le troisième film)
Howard Hensel (Don José dans le premier film)
Laurence Dale (Don José dans le deuxième film)
Agnès Holt (Micaëla – Film 1)
Jack Gardner (Escamillo – Film 1)
Véronique Dietschy (Micaëla – Film 2)
Carl-Johan Loa Falkman (Escamillo – Film 2)
Jean-Paul Denizon (Zuniga- Film 1+2+3)
Alain Maratrat (Lillas Pastia – Film 1+2+3)
Tapa Sudana (Garcia – Film 1+2+3)

Meetings with remarkable men, 1979

Rencontres avec des hommes remarquables | Royaume-Uni | 1979 | 108 mn | Couleur

« On m’a demandé pourquoi j’ai voulu faire ce film. J’ai toujours été très attiré par le thème du chercheur. Face à la disparition aujourd’hui des certitudes dans tous les domaines, l’attitude dynamique de celui qui refuse la séduction des réponses toutes faites et maintient obstinément sa recherche me paraît être la plus convaincante et la moins sujette à caution.

Mais qu’est ce qu’un chercheur?  Qu’est ce qu’une recherche?
« Rencontres… » apporte une réponse vivante à ces deux questions. Il nous apprend comment un jeune homme d’un lointain village de Caucase au début de notre siècle va avoir l’intuition qu’il existe une connaissance de la nature essentielle de l’homme et plus tard il acquerra la conviction que cette connaissance objective devra englober les exigences apparemment contradictoires de la religion et de la science.

Ce qui m’intéressait était de suggérer par l’image quelles impressions particulières avaient pu éveiller chez ce jeune homme une telle détermination, et mettre en évidence les qualités qui lui seraient nécessaires pour maintenir cette quête toujours vivante.

En adaptant le livre à l’écran je me trouvais devant un problème que je connais bien. Le cinéma a du mal à suggérer. Il affirme et a la plus grande difficulté à faire apparaître une autre image que celle saisie avec une telle exactitude par la photographie.

Comment montrer une action en surface et en même temps rendre palpable ce qui est derrière ?
Au théâtre, les moyens sont là : La poésie, le chant, la danse, l’acte même de sauter en l’air ou de faire une pirouette, suffisent souvent pour rendre lisible un sentiment caché. Avec la caméra le défi est beaucoup plus grand. Filmer ce qui ne peut être vu frise l’impossible. Pourtant des moyens subtils existent. Les mouvements d’appareil, la couleur, le son, le montage et surtout le rythme sont de bons alliés qui tendent des pièges à la réalité banale.

Tout mon travail, que ce soit au cinéma ou au théâtre, tourne toujours autour d’un seul et même impératif : rendre le visible plus transparent pour que l’invisible apparaisse.

Ce n’est pas le hasard qui nous avait amenés  à choisir l’Afghanistan comme lieu de tournage pour ce film. Dans ce pays intense et isolé, les visages comme les rochers témoignaient encore d’une spiritualité naturelle que les conflits d’aujourd’hui n’avaient pas encore dégradée.

Une difficulté inattendue, quoique liée au même problème, se présenta pour le choix des acteurs. Comment attendre d’un acteur une qualité d’expérience intérieure qu’il n’a jamais connue, et dont il ignore la possibilité en lui-même. Devant une telle demande, comment éviter le mensonge, ou l’artifice ? En fait tout va dépendre de la sensibilité de l’acteur : si elle est appelée d’une certaine manière, son intuition peut l’aider à atteindre des niveaux en lui-même qu’il est incapable de retrouver dans des circonstances ordinaires. Ce que le sage recherche au prix de grandes difficultés pendant de longues années, va être accordé un instant à l’acteur après une  préparation relativement courte. Le prix qu’il paie ne se marchande pas : l’ouverture réalisée grâce à son art ne durera que l’espace de la scène jouée. L’état disparaît et la porte se referme, mais la caméra était là. Le moment a été capté et l’image devient alors le témoin fidèle d’un instant de vérité totalement vécu.

Ainsi l’inconnaissable peut illuminer le connu et le jeu devenir le réflecteur de l’invisible.

Nous avons aussi cherché à traduire sur pellicule le style du conteur oriental qui est celui de Gurdjieff et qui, s’appuyant sur des faits réels, des événements, ou des coïncidences extraordinaires, parvient à susciter une autre image de la réalité. A la fin du film, au terme de ses nombreux voyages, Gurdjieff semble sur le point de trouver des réponses à l’objet de sa quête. Tout le monde veut connaître de telles réponses mais il est clair qu’il ne s’agit pas de formules philosophiques. La réponse ne peut venir que dans l’expérience directe telle qu’elle est appelée tout le long de ce récit.

Nous avons pu montrer pour la première fois, grâce à la collaboration de Jeanne de Salzmann qui avait travaillé de longues années auprès de Gurdjieff, certaines de ces étonnantes « Danses Sacrées ». A l’intérieur de la fiction, ce document authentique permet au spectateur de recevoir l’impression directe d’un témoignage vivant.

Et celui qui partagera cette aventure extraordinaire aura la possibilité, peut-être, de ressentir à travers ces images la nature même de la force qui anime le vrai chercheur.» Peter Brook

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Réalisation : Peter Brook
Screenplay : Peter Brook, Jeanne de Salzmann
Musique : Laurence Rosenthal
Producteur : Stuart Lyons

Distribution
Dragan Maksimovic   G.I. Gurdjieff
Athol Fugard   Professor Skridlov
Warren Mitchell   Gurdjieff’s Father
Natasha Parry   Vitvitskaia
Colin Blakely  Tamil
Terence Stamp   Prince Lubovedsky
Grégoire Aslan   Armenian Priest / Le prêtre arménien
Martin Benson   Dr. Ivanov
Mikica Dimitrijevic   Young Gurdjieff
Kudsi Ergüner
Cimenli Fahrettin
Tom Fleming    Father Giovanni
Marius Goring
Nigel Greaves
Constantine Gregory   Captain
Malcolm Hayes   Teacher
Paul Henley
Ian Hogg   Monk
Mitchell Horner
Fahro Konjhodzic   Soloviev
Ahmet Kutbay
Roger Lloyd-Pack   Pavlov
David Markham   Dean Borsh
Abbas Moayeri
Bruce Myers  Yelov
Oscar Peck
Bruce Purchase   Father Maxim
Fabijan Sovagovic  Dervish
Donald Sumpter   Pogossian
Gerry Sundquist   Karpenko
Sami Tahasun   Bogga Eddin
Jeremy Wilkin   Artillery Officer

 

Le Roi Lear, film 1969

King Lear  | Angleterre  | 1969 | 132 mn | N&B
D’après William Shakespeare

Réalisation Peter Brook

 

Avec Paul Scolfeld, Anne-Lise Gabold, Ian Hogg, Cyril Cusack, Susan Engel, Tom Fleming

Tell me lies, film 1968

Tell me lies  | Angleterre | 1968 |  118 mn | N&B et couleur

Realisation Peter Brook
Adaptation Peter Brook, Denis Cannan, Michael Kustow, Michael Scott
Musique Richard Peaslee

Avec Mark Jones, Pauline Munro, Eric Allan, Robert Langdon Lloyd, Mary Allen, Ian Hogg, Glenda Jackson, Joanne Lindsay, Hugh Sullivan, Kingsley Amis, peggy Ashcroft, James Cameron, Stokely Carmichael, Tom Driberg, Paul Scofield

« Subtitled A Film About London, this drama is a quintessential experimental counter-culture film of the late 1960s that centers on the questions raised by the Vietnam war. Renowned Shakespearean theater director Peter Brook serves as producer and director. It includes many members of the Royal Shakespeare Company, such as London actors Mark Jones, Robert Lloyd, and Pauline Munro, who essentially play themselves. They become obsessed with a photograph of a wounded Vietnamese child and begin discussing the war with their friends and fellow actors. They attend a series of lectures and teach-ins, discussing the issues of the day with a number of activists, including the American Black Panther leader Stokely Carmichael. The discussions are combined with newsreel footage in a bizarre collage of images. Moved to do something, the group of actors puts on a series of skits about the war. » ~ Michael Betzold – The New York Times

‘Tell Me Lies’: Brook Troupe Makes Talk, Not War

© The New York Times – By Renata Adler – February 13, 1968.
«TELL ME LIES,» which opened yesterday at the 34th Street East, is a movie straight out of the psychodrama left. Based on the London theatrical production «US,» directed by Peter Brook and featuring the cast of the Royal Shakespeare Company, it is dedicated to the idea that a group of young actors, disturbed about the existing social order and the war in Vietnam, can make some significant contribution to the subject by saying and doing whatever comes into their minds. Read more

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Brook Troupe Makes Talk, Not War

Tell me Lies », 1968 – ©The New York Times – By Renata Adler  – Published: February 13, 1968

« TELL ME LIES, » which opened yesterday at the 34th Street East, is a movie straight out of the psychodrama left. Based on the London theatrical production « US, » directed by Peter Brook and featuring the cast of the Royal Shakespeare Company, it is dedicated to the idea that a group of young actors, disturbed about the existing social order and the war in Vietnam, can make some significant contribution to the subject by saying and doing whatever comes into their minds. Read more

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Marat Sade, 1967

Marat Sade | Angleterre | 1967 | 1h56 | Couleur
d’après la pièce de Peter Weiss

Mise en scène Peter Brook
Scénario Adrian Mitchell, Geoffrey Skelton
Costume John Hales, Lynn Hope, Gunilla Palmstierna-Weiss
Musique Richard Peaslee
Avec Patrick Magee, Clifford Rose, Glenda Jackson, Ian Richardson, Michael Williams, Freddie Jones, Hugh Sullivan, John Hussey, William Morgan Sheppard, Jonathan Burn, Jeanette Landis, Robert Langdon Lloyd, John Steiner, James Mellor, Henry Woolf, John Harwood, Leon Lissek, Susan Williamson, Carol Raymont, Mary Allen, Brenda Kempner, Mark Jones, Maroussia Frank, Tamara Fuerst, Sheila Grant, Lynn Pinkney, Ian Hogg, Ruth Baker, Michael Farnsworth, Guy Gordon, Michael Percival, heather Canning, Jennifer Tudor

 

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Lord of the flies, 1963

Sa majesté des mouches (Lord of the flies) | Royaume-Uni | 1963 | 87 mn |N&B

Réalisation : Peter BROOK
Scénario : Peter BROOK d’après le roman de William GOLDING
Avec :  James AUBREY, Tom CHAPLIN, Hugh EDWARDS, Roger ELWIN, Tom GAMAN, Roger ALLAN, David BRUNJES & Peter DAVY
Musique : Raymond LEPPARD
Directeur de la photographie : Tom HOLLYMAN
Montage : Peter BROOK, Gerald FEIL & Jean-Claude LUBCHANTSKY
Producteur : Lewis M. ALLEN
Production : Janus Films

« Trouver l’argent pour Sa Majesté des mouches prit deux années, avec le lot habituel d’exaltations, de déceptions et de conflits. Suivirent le tournage, avec un budget on ne peut plus maigre, et le montage dans une salle de la banlieue parisienne, seul avec mon ami Gerry Feil.»

« Le pouvoir et le rôle du hasard, ainsi que le principe d’incertitude, étaient alors très en vogue. Le « cinéma vérité » flottait dans l’air. On prenait le son en direct, de telle sorte que les bruits de la rue venaient couvrir les textes, les rendant agréablement incompréhensibles. La manière de faire du cinéma avait trouvé une nouvelle liberté, un nouvel élan. À New York, Richard Leacock me raconta que, après avoir potassé toutes les règles du cinéma, il se contentait à présent de pointer la caméra dans la direction de l’événement, se souciant seulement d’un choix pour son diaphragme : largement ouvert ou très fermé. C’était dit avec humour, mais la remarque de Leacock me fit une forte impression, car pour Sa Majesté des mouches, toutes les conditions – et pas seulement financières – indiquaient que nous allions devoir travailler à Puerto Rico avec les moyens du bord. »

« Avec un enthousiasme inattendu, des parents nous prêtèrent leurs enfants, mais seulement pour la durée des vacances d’été. N’ayant pas la possibilité de visionner les rushes, nous étions contraints de nous protéger en multipliant les prises, ce qui rendait indispensable le recours à une seconde caméra. »

Extrait d’Oublier le temps de Peter Brook (Seuil, 1998)

Moderato Cantabile, 1960

Moderato Cantabile  | France | 1960 | 96 mn | N&B
D’après le roman de Marguerite Duras
Adaptation Marguerite Duras, Gérard Jarlot
Mise en scène Peter Brook
Musique Antonio Diabelli

Avec Jean-Paul Belmondo, Jeanne Moreau, Pascale de Boysson, Jean Deschamps, Didier Haudepin, Colette Régis, Valeric Dobuzinsky
Grand prix de la meilleure interprétation féminine – Festival de Cannes – 1960

The Beggar’s Opera, film 1953

The Beggar’s Opera  | Angleterre | 1952 |  1h29 | Couleur
Réalisation  Peter Brook
Adaptation Christopher Fry, Denis Cannan

Avec Laurence Olivier, Stanley Holloway, George Devine, Hugh Griffith, Athene Seyler, Dorothy Tutin, Cyril Conway, Laurence Naismith, John Baker, Ondrej Vetchy, George Rose, Felix Felton, Daphne Anderson, Mary Clare, Yvonne Furneaux, Denis Cannan, Margot Grahame, John Kidd, Kenny Williams, Sandra Dome